Graffiti: entre art et vandalisme

De nos jours, les villes sont saturées de signes telle que des enseignes, des affiches politiques ou publicitaires. Le graffiti, lui aussi est présent à chaque coin de rue.Tout d’abord, ne confondons pas le graffiti avec le tag. Le graffiti est une fresque murale. Particulièrement en vogue lors de la Renaissance, ce procédé de décoration murale consistait à passer un enduit clair sur un fond de stuc sombre, ensuite il suffisait de gratter pour faire apparaître des dessins précis. De cet usage noble, nous sommes passé à un usage plus familier qui serait celui de dessiner à la hâte.C’est donc la naissance d’un vil graffiti. Hermann Waldenburg défini deux sortes de graffiti dans son ouvrage « Berlin: art libre sur le mur ». Il y a le graffiti terroriste qui apparaît en période de conflits armés et le graffiti gratuit qui traduit la bonne santé d’une nation.

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Le tag quant à lui, même si il est souvent associé au graffiti est différent. Il s’agit d’une signature dont les signes personnalisés ressemblent à ceux de l’écriture. Contrairement au graffiti, le tag n’exprime aucun message, il sert à marquer son territoire.

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Au début des années 1970, les graffeurs peignaient uniquement dans des lieux interdits. Puis on a finit par les pourchasser et à les sanctionner sévèrement. En conséquence une multitude d’artistes graffent sur des toiles et finissent par devenir célèbre. Cet art urbain commence à être exposé dans des galeries d’art telle que la Fun Gallery à New York. Puis au début des années 2000, le graffiti fait son apparition dans les fiches publicitaires telle que Nike ou Sony.

Pour un graffeur, le graffiti est synonyme de liberté d’expression. D’ailleurs, dans la déclaration universelle des droits de l’homme à l’article 19, la liberté d’expression est définie ainsi: « Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit. ». Or, la justice perçoit les graffeurs comme des malfaiteurs. Bien que certains graffeurs telle que Banksy sont reconnus en tant qu’artiste avec des oeuvres totalement illégales. La peine encourue est liée à la taille du dessin et aux frais de nettoyage. Aucune différence n’est faite entre un tag et un graffiti. Si le graffiti est si mal perçu encore aujourd’hui c’est parce qu’il renvoie une image péjorative du pays. Souvent c’est synonyme d’agressivité et d’insécurité. Malheureusement cela est dû aussi au fait que pas tous les graffeurs respectent le même « code » qui serait de ne pas attaquer les propriétés privées des gens telle que maison, commerce, voiture. Il existe toutefois des murs mis à dispositions des graffeurs afin qu’ils puissent s’exprimer dans la légalité.

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Et vous qu’en pensez-vous des graffiti?

 

 

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